Ce travail est une installation dont le dispositif sonore est activé par l’intervention du public.
J’utilise un objet dont la fonction est directement liée avec le fait de parler, de communiquer. Il s’agit du talkie-walkie.
Il était question de détourner la fonction première de l’objet, qui est celle de communiquer, et de l’utiliser lorsque personne ne parle; lorsque normalement c’est silencieux. Lorsqu’il n’y a pas de présence humaine, ici matérialisée par la voix.

Le public est face à une structure en bois sur laquelles sont posées deux talkies-walkies, les deux en position "émetteur" et sur la même fréquence. Sur cette structure, sont posés également deux micros, un à gauche et un à droite des talkies-walkies. Ils captent les sons qu’émettent les talkies-walkies lorsqu’un membre du public les manipule.
Ce sont des interférences. À bien écouter les sons que produisent ces interférences, un phénomène se crée. Des sons peuvent être assimilés à d’autres sons que l’on connaît. Par exemple pourrait-on avoir l’impression d’entendre un camion passer au loin ou le bruit d’un train...
Ce phénomène sonore m’intéresse car il est le résultat du détournement d’un objet lié à la parole, et en l’absence de parole, se créent des sons qui agissent sur notre mémoire. Des paysages sonores apparaissent et avec eux un semblant de vie humaine.

Il était question également de crée une sorte de zone d’action et d’écoute, matérialisée par les quatre enceintes et les fils qui les relient, pour situer géographiquement le dispositif sonore. Car l’espace étant une des composantes de l’onde et donc de l’interférence, ce phénomène sera différent, d’autres sons apparaîtront selon la position géographique de l’installation sonore.



Installation sonore activée par l'intervention du public.














Vues de l'installation et extrait sonore, ISBA Besançon, 2014